L'Islande était inexplicablement, jusqu'au crash de la semaine derniere, l'une des destinations préférée des investisseurs Anglais, tant privés que publics.
L'effondrement des marchés mondiaux et des banques a mis en lumiere cette pratique, certes légale, mais risquée.
Je n'ai rien contre l'étalement des risques mais confier son argent a un pays dont la dette nationale extérieure se monte à 9.553 milliards de couronnes islandaises (comparé au produit national brut du pays qui s'élève à 1.279 milliards en 2007) semble etre un pari un peu osé.
L'Islande a déclaré cette semaine garantir les fonds investis par ses propres citoyens, mais non ceux des investisseurs étrangers.
Le Royaume-Uni est en train de négocier le retour des fonds en Angleterre ou, tout du moins, la garantie financiere islandaise.
L'enjeu est de taille car de tres nombreuses organisations publiques (NHS, police, gouvernement local) ont investi des sommes massives dans les banques islandaises.
A titre d'exemple, la communauté urbaine dont ma ville fait partie a investi plus de 18 millions de livres sterling, la communauté urbaine voisine a déposé plus de 21.5 millions de livres sterling...
Si ces fonds ne sont pas récupérés, il va sans dire qu'il y aura des conséquences au niveau des services délivrés a la communauté (hopitaux, voirie...) et surement une augmentation des taxes locales, déja bien elevées.
Le plus ironique est qu'un journal avait enqueté sur cette pratique et sur les risques potentiels la semaine derniere. Les principaux acteurs ne semblaient pas trop soucieux.
Une entreprise, Capita, liée au parti socialiste anglais, semble etre la principale coupable dans cette galere, puisqu'elle conseille les structures publiques en placements financiers.
Il semble que l'Angleterre souffre de 2 grands maux, la maximisation du profit a outrance et l'abondance des "experts" en tout genre.
Comme toujours, les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
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